Voici la liste des personnes ainsi que la carte qui ont été distribués aux élèves.

Voici la liste des personnes ainsi que la carte qui ont été distribués aux élèves.


(F1) : Takanoté
(F2) : Rumiûa
(F3) : Xiné
(F4) : Hilovesnika
(F5) : Kénali
(F6) : Muchu
(F7) : Oliveira
(F8) : Lalifo
(F9) : Tatifié
(F10) : Kanibulé
(F11) : Milino
(F12) : Léko
(F13) : Pijyama
(F14) : Parfûka
(F15) : Furira

000 000


(G1) : Nobudraien
(G2) : Alekotaka
(G3) : Tamimoncintrû
(G4) : Kaïu
(G5) : Hamikosinus
(G6) : Tibodo
(G7) : Nobranay
(G8) : Hérichû
(G9) : Hachaïu
(G10) : Sassua
(G11) Nobilû
(G12) : Diskostû
(G13) : Sahakara

# Posté le mercredi 18 février 2009 09:47

Modifié le mercredi 18 février 2009 11:28

Chapitre premier: vingt-huit élèves en lice

Chapitre 1: Vingt-huit élèves en lice


Il faisait bon ce soir-là, quand le car scolaire quitta le collège Géra Fylida. A ses bords, l'ambiance était joyeuse et festive : en effet, c'était la première fois en quatre ans que le foyer daignait enfin débourser un peu d'argent pour autre chose qu'un village miniature dans la cantine, ce qui permettait à la classe de 3ème B de partir enfin en voyage scolaire. N'exagérons rien, car une fois les frais de transport payés, il ne restait plus rien pour le logement, et c'est pour cette raison que les élèves durent apporter leur propre tente à moins d'être tentés par de folles aventures à la belle étoile. Hélas, le budget était si peu élevé que la soute du car ne permettait pas de contenir toutes les tentes ; mais fort heureusement, deux élèves dévouées au bien-être de leurs camarades se proposèrent de porter la Keshûya qu'elles partageaient sur leurs genoux durant toute la durée du trajet.

C'est ainsi que voyageaient Tatafié (F9) et Léko (F12). Elles discutaient gaiement avec leurs voisines de derrière, Milino (F10) et Muchu (F6), de choses futiles et innocentes. A l'avant du véhicule, se trouvait le couple de la classe, en train de s'échanger amoureusement leur salive, Tibodo (G6) et Oliveira (F7). Tout à coup, une voix chaleureuse se fit entendre : il s'agissait de Furira (F15), une des morfales de la classe.

<< Vous en voulez ? proposa-t-elle en tendant un plat de gâteaux sous le nez de Tatafié, je les ai faits ce matin.
-Non merci, répondit poliment la blonde, je ne mange que des fruits, ajouta-t-elle pour la rime. >>

Par contre, Léko, Milino et Muchu se jetèrent littéralement sur la nourriture ; il semblerait que la perspective de manger pendant une semaine des plats de leur très chère cantine surgelés ne les enchantait guère.

Il était environ dix heures du soir et les élèves n'étaient pas prêts de se laisser emporter dans les bras de Morphée ; pourtant Léko s'endormit brusquement, la bouche ouverte, suivie rapidement de Muchu, Furira et Milino. Tatafié, interloquée, n'eut que le temps de s'apercevoir que le chauffeur portait une sorte de masque à gaz avant de sombrer dans le sommeil à son tour.

Quand Léko se réveilla, elle crut d'abord être retournée au collège, car la salle dans laquelle ils se trouvaient était relativement similaire à leurs salles de cours habituelles. Mais un détail lui permit bien vite de s'apercevoir qu'elle s'était trompée et que le milieu dans lequel elle se trouvait lui était autant inconnu que hostile : le lecteur de cassettes était bien trop moderne pour une salle d'anglais du collège Géra Fylida. Autre chose étrange, ses camarades,qui s'éveillaient peu à peu ou dormaient toujours affalés sur leur table en produisant des bruits à mi-chemin entre des ronflements et le cri du cochon, avaient tous au cou un affreux collier en forme de stérilet. Un geste rapide permit à Léko de savoir qu'elle n'était pas en reste. A côté d'elle, Tatifié venait de se réveiller, et c'est à ce moment que Léko réalisa que les deux jeunes filles portaient toujours la tante Keshûya posée sur les deux genoux. Alors qu'elle entrouvrit la bouche pour interroger son amie, une voix chuintante se fit entendre : << Bien dormi les 3B ? Je suis votre nouvelle professeur, Shûluyé. Aujourd'hui, vous allez jouer à vous entre-tuer. >>

Avant que les élèves n'aient eu le temps de se remettre de leur surprise, Shûluyé continua : << Comme vous le savez, il y a eu cette année beaucoup de suppressions de postes dans le milieu de l'éducation nationale. Afin de remédier aux plaintes vis-à-vis du trop grand nombre d'élèves dans les classes au lycée, le gouvernement a décidé de réduire les effectifs. Il n'y a qu'une seule place en seconde disponible pour vous tous, et c'est le vainqueur, autrement dit le seul survivant, qui l'obtiendra. Ah oui, une dernière chose, j'ai l'immense regret que votre très cher professeur a manifesté quelques mécontentement envers l'avis du Gouvernement, nous avons donc dû être contraints de le soumettre aux ordres. >> Elle claqua des doigts et deux soldats en uniformes apportèrent ce qui semblait être un sac de sport. Shûluyé l'ouvrit avec un sourire sadique et en sortit une tête que les élèves reconnurent entre tous : il s'agissait d'un de leur plus chers professeurs, Shanianar.

Tous eurent un mouvements de recul, certains éclatèrent en sanglots et il sembla même que quelqu'un vomit. Seule Hilovesnika (F4) demeurait calme. Elle se leva, regarda Shûluyé dans les yeux et déclara d'une voix forte :

<< Et bien moi, je trouve que vous avez eu parfaitement raison.
-Ah bon ? répondit Shûluyé, une pointe d'agacement dans la voix.
-Oui, Shanianar a été bien stupide de s'opposer au Gouvernement ! Les ordres du Président sont incontestables, et moi-même je ne peux pas concevoir comment on peut ne pas être d'accord avec lui, qui gère notre très chère République. D'ailleurs, nous devrions tous prendre exemple sur lui, car s'il est à ce poste aujourd'hui c'est que lui a réussi, il a réalisé de grande choses. Et je peux dire que si j'obtiens cette place en seconde je serai fière de m'être battue pour l'avoir, de savoir que je l'aurais réellement méritée au péril de ma vie ; dans le cas contraire, si je meurs, ce sera avec un sourire sur les lèves car je saurais que j'ai essayé. >>

Elle se rassit, regardant autour d'elle, attendant sans doute une slave d'applaudissements. Au lieu de cela, ce fut à nouveau la voix de Shûluyé qui retentit :

<<Hilovesnika ? interrogea-t-elle en dégainant un pistolet du cordon qui lui servait de ceinture.
-Oui ? lança la concernée.
-C'était un très beau discours que tu nous as tenu là, et même si je l'approuve je dois t'avouer que la lèche m'horripile. Pour une fois, ta langue ne te sauvera pas, elle aura même causé ta perte.
-Mais... >>

La malheureuse Hilovesnika n'eut pas le temps de finir sa phrase. Un trou se formait dans sa gorge et sa tête retomba lourdement sur la table. Cette fois, ce fut bien un cri d'horreur que poussa Takanoté (F1), assise à la place d'à côté.

<< Allons les enfants, dit Shûluyé d'une voix mielleuse, il vous faudra bien vite vous habituer à voir des cad... Hérichû ! Pas de bavardages pendant que je parle ! >>

Tatifié ne comprit pas tout de suite que l'objet argenté lancé par leur nouvelle professeur était un couteau, et qu'il venait de se planter dans le front de Hérichû (G8), le tuant sur le coup et teintant ses cheveux hérissons d'une jolie couleur pourpre.

<< Bon maintenant que tout le monde est calme et a réalisé l'ampleur du défi, reprit Shûluyé, je crois que je vais pouvoir vous expliquer les règles. Elles sont très simples : nous nous trouvons sur une île désertée par ses habitants. Les colliers que vous avez autour du cou permettent à notre ordinateur de savoir votre état ou votre position à n'importe quel moment de la partie . Si vous essayez de l'enlever, il explose. Si vous sortez de l'île ou pénétrez dans une zone interdite, il explose aussi. Toutes les six heures, je ferai une annonce pour vous faire savoir la liste des morts ainsi que les nouvelles zones interdites, celles-ci ayant été conçues afin que vous ne restiez pas tous terrés dans votre coin. Si au bout de vingt-quatre heures personne n'es tué, tout le monde saute. Si au bout de trois jours il y a plus d'un survivant, c'est la mort pour tous. Je vais maintenant vous distribuer à chacun un sac contenant une carte, deux bouteilles de thé anglais préparées par votre cantine, des paquets de Bricotine et une arme. L'arme diffère d'une personne à une autre et est distribuée totalement aléatoirement, car dans la vie vous n'êtes pas tous sur le même pied d'égalité. Vous avez aussi le droit de garder vos affaires personnelles. Sur le papier que j'ai dans la main, est noté le nom d'un ou d'une élève tiré au hasard : ce sera le ou la première à sortir. Les autres suivront dans l'ordre alphabétique. Oh ! Quel hasard ! Il s'agit de notre fille numéro un, Takanoté. >>

La concernée se leva précipitamment, saisit un sac et quitta la classe en courant. Peu après, Nobudraien suivit.

En attendant sont tour, Tatifié réfléchissait. C'était une chance qu'elle est Léko puissent garder leur tente, cela leur procurait un abri rapide et efficace. Mais, elle portait le numéro neuf et son amie le douze, ce qui signifiait qu'il y avait un bon nombre de personnes entre elles. Comment être sûres de se retrouver ? Quand son nom fut appelée, elle lui glissa discrètement à l'oreille << Quand tu vas sortir, va derrière le premier arbre que tu vois, j'y serai cachée. >> Elle eut juste le temps de voir Léko acquiescer avant se sortir de la classe, la Keshûya sous son bras, son sac dans l'autre.

Reste : Vingt-six survivants.


▬ ▬ ▬


Donc la première chose que nous pouvons remarquer sur cette image est l'absence de bancs ; en ces temps de crises ils ont été jugés comme dépense inutiles par l'administration et réutilisés pour fabriquer des tables, c'est donc pourquoi les élèves posent debout. Néanmoins, nous pouvons remarquer à l'arrière-plan deux poubelles servant à récolter les bouchons (et non à jeter vos serviettes hygiéniques).
De droite à gauche et de haut en bas nous avons : Diskostû, le géant de la classe (remarquons qu'il a un superbe sourire, sans doute dû à la présence de Pijyama devant lui) ; Nobilû, un des autres géants de la classe, reconnaissable grâce à ses lunettes et à son drapeau du Portugal ; Sassua, dont le logo sur le t-shirt ne signifie pas << Superman >> mais << Supersassua >> ; Nobudraien, shooté à mort comme d'habitude ; Sahakara (qui a tué un ours hier afin de se confectionner une tenue pour la photo de classe) ; Hilovesnika ; Lalifo (remarquons qu'elle s'est quelque peu élargie, la photo a donc été prise après la nuit chez Sassua) et Kénali, qui ne peut se séparer de sa vache.
La deuxième rangée est composée de : Pijyama, presque en tenue d'Eve avec à ses côtés ses très chères amies Romiûa (qui n'a pas compris que ce n'était pas un match de basket) et Xiné ; Haïachu, plus intéressé par ses armes que par l'objectif ; Nobudray, arborant déjà la panoplie du docteur Junior ; Furira, impatiente d'aller chasser le sanglier ; Kaïu qui s'est ouvert la tête en jouant au foot (notons qu'il lorgne avec envie l'ours en peluche de son ami Hamicosinus) ; et enfin Hamicosinus, sans doute heureux de la présence de la vache derrière lui et de son ourson dans la main, car c'est l'ami des animaux.
Dans la troisème rangée il y a : Alekotaka, très heureux de son pull de la saint-Patrick et de sons Moussmouss dans la main ; Milino, qui a eu l'idée soudaine d'ouvrir la bouche pendant qu'on prenait la photo (malheureusement pour elle, le budget du collège est limité, les pellicules coûtent trop cher et même si c'est un appareil numérique on s'en fout, il n'y aura donc pas de seconde prise) ; Tatifié, toujours rayonnante mais qui s'est renversée du Ketchup dessus ; Léko, qui a emprunté une chemise à ses lointains ancêtres pour l'occasion (et qui a mal dormi) ; Hérichonu que le flash vient de réveiller (ceci nous explique pourquoi il porte encore son pyjama) ; Kanibulé, que le contact avec ses camarades fait saliver ; Muchu, jeune rebelle écoutant Tokyo Hoytel puis Parfûka qui s'est enfin décidé à lâcher les cosinus pour le chant.
Enfin, sur la quatrième et dernière ligne nous avons, cette fois de gauche à droite : Tamimoncintrû, adorable, revenant de traire les cochons ; Takanoté, décidée à attirer les mâles de la classe grâce à des accords enchanteurs ; Tibodo et Oliveira qui se lorgnent mutuellement (notons qu'ils sont tous les deux en serviette de bain). Enfin, tout à droite, nous avons Shulûyé, ce qui nous indique donc que la photo a été prise pendant le cours d'anglais.














Chapitre premier: vingt-huit élèves en lice

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 17:24

Modifié le dimanche 28 juin 2009 11:58

Second chapitre: vingt-six élèves en lice


↑↑↑
Aperçu de l'Ile-de-France

Chapitre 2: Vingt-six élèves en lice

Léko courrait dans les couloirs du bâtiment, encore plus en zigzag qu'à son habitude. Elle réfléchissait à ce que lui avait dit Tatifié avant de sortir : rejoindre le premier arbre. Cela paraissait simple, mais, une fois seule, la panique la gagnait. Enfin, elle vit les contours de la porte se détacher au bout du couloir. Elle s'apprêta à sortir dans la nuit quand quelque chose attira son attention : un long bâton était planté dans le sol à quelques centimètres devant elle. Prudemment, elle fit quelques pas en longeant le mur pour essayer de voir d'où venait la chose. La réponse ne se fit pas attendre, elle aperçut la grande silhouette Nobilû (G11) sur le toit. Il portait quelque chose qui ressemblait à une arbalète. Des pensées se bousculèrent dans la tête de Léko : Nobilû était sorti juste avant elle, sans doute l'arme reçue était-elle une arbalète. Il avait sans doute décidé de monter dans l'intention de tuer tous ceux qui sortaient après, puis avait tiré cette première flèche dans le but de vérifier si l'arme fonctionnait, il avait donc décidé de participer au jeu. Ce qui signifiait que tous ceux après elle était aussi en danger. Hélas, elle estima ne pas avoir le temps de les prévenir : les arbres étaient juste en face et il fallait rejoindre Tatifié le plus rapidement possible. Sans réfléchir, elle courut dans cette direction et couvrit la distance en un temps record.

Tibodo (G6) avait passé un bras autour de l'épaule d'Oliveira (F7). Par chance, leurs numéros se suivaient dans la liste des élèves, ce qui leur permit de se retrouver. Et maintenant, ils étaient là, assis au bord de la falaise à ne savoir que faire. Tout à coup, Oliveira déclara au bord des larmes : << Tu sais Tibodo, ce jeu est cruel et d'ailleurs je suis incapable de tuer quiconque. >> Tibodo sourit tristement ; il reconnaissait bien là sa tendre Oliveira si douce, si innocente. Alors, leurs deux mains s'unir une dernière fois et les deux corps plongèrent dans la mer. La dernière pensée d'Oliveira fut pour l'homme qu'elle avait tant aimé durant ces derniers mois, c'était : << Mais putain, qu'est-ce que t'es con ! Tu viens de me foutre un coup de pied, je voulais pas sauter, moi ! >>

Reste: vingt-quatre élèves en lice




# Posté le vendredi 12 décembre 2008 17:50

Modifié le dimanche 28 juin 2009 07:51

Troisième chapitre: vingt quatre élèves en lice


↑↑↑
Aperçu du lieu ou les ébats amoureux de nos deux compères se sont déroulés.

Chapitre 3: Vingt-quatre élèves en lice

Tatifié se tenait recroquevillée, adossée à un baobab, ce qui n'avait rien d'étonnant vu qu'elle avait découvert qu'elle se trouvait sur la chaude ile nommée Ile de France, dans cette région tropicale qu'est la seine-Saint-Denis.
En sortant de l'école Taitifié avait couru, avaec la discrétion d'un pachiderme au triple galop, se réfugier dans sa cachette de fortune. D'ici elle avait vu Nobilû revenir sur ses pas, non sans faire craquer mille six cent vingt sept brindilles et ce, sur une distance d'un mètre vingt quatre, le spécimen mesurant lui même dans les trois mètres quarante. Elle l'avait vu brandir son arme et la braquer sur une frèle créature, qui sous le coup de l'émotion marchait en décrivant des demis-cercles. Cependant elle n'en savait pas assez pour identifier la pauvre victime. Soudain elle sentit un souffle putride dans son cou. Attendant que sa vie ai fini de défiler sous ses yeux, elle fit volte face au bout de trente-trois minutes.
"Nom d'une racine carrée de sept (il était de notoriété publique, qu 'elle avait un don pour les mathématiques), tu m'as fait peur Léko!
-Désolée, fit celle ci qui n'éprouvait pas le moindre regret pour s'être payé une telle tranche de marrade, Nobilû m'as attaqué!
- Haaaaa, C'était donc toi!
- Bah oui!
-J'vois pas comment j'aurais pu deviner!
-Camarade! Fuyons vers ces contrées sauvages et inexplorées, cessons de tergiverser ! (Léko avait des dons d'oratrice)"
Et c'est ainsi qu'elles se mirent en route vers des contées hostiles, en marchant droit pour Léko qui sous le coup de l'émotion en oubliait de se cogner dans chaque obstacle en hurlant comme un cochon à l'agonie.

Alors que les deux amies cherchaient, au beau milieu de cette contrée hostile, un peu de verdure pour y planter leur tente, un bruit de suçon se fit entendre. Grâce à son ouïe fort développée, Léko localisa tout de suite la source de l'étrange bruit : il provenait d'une clairière, cachée par des hautes herbes et autres plantes aux couleurs tropicales, à une dizaine de pas devant elles. Doucement, elle retint par le bras Tatifié qui continuait son périple avec la grâce d'un pachyderme. Mais Tatifié, cet être stupide, n'était pas connue pour sa prudence. Elle ouvrit le buisson et au milieu de la clairière elle vit deux corps l'un contre l'autre. Comment ce cher petit être innocent aurait alors pu comprendre ce qu'elle avait sous les yeux? Léko, beaucoup plus instruite en la matière et au moins aussi discrète s'écria:
"Oh mon dieu ils....."
Elle se tut rapidement. Tatifié un doigt sur la bouche, semblait entendre grace à son ouie surdéveloppée ( eh oui baisser le volume de son mp3 était resté un mystère.) des bruits que nul autre n'oyait. Léko qui, elle, n'avait jamais compris qu'il ne fallait pas fixer le soleil, avait une vue aussi puissante que l'ouie de sa comparse. C'est donc avec horreur qu'elle reconnu le couple dans la clairière....Tamimoncîntru et Nobudraïan. Il est vrai que les tendances éfféminées de ce dernier auraient du la mettre au courant, mais comment aurait elle pu envisager une telle chose?

Tatifié, ne comprenant toujours pas, chuchota à son ami << Pourquoi ils échangent leur salive ? C'est très dangereux, ils pourraient attraper le SIDA... >> (en effet, Tatifié avait été quelque peu distraire durant la conférence sur la contraception et croyait toujours que Le Manège Enchanté était un jeu de société, pauvre innocente). Leko, elle, jugea bon d'éclairer la lanterne du croisement de lampe et de poisson clown, nomé mr scintillant, qui se trouvait en face d'elle.
"Hum, Tatifié?
-oui Répondit la blonde dans un couinement.
-Je ne sais pas comment te l'annoncer(elle se rappelait que sa comparse avait fait un infarctus en découvrant que le miel provenait du popotin des abeilles, il lui fallait donc etre très psycologue)Mais le sida ne s'attrape pas avec la salive..."
Il fallut une demi heure à Léko pour sortir Tatifié de sa torpeur et les deux spécimens dans la clairièe etaient passé aux choses sérieuses.

Pendant que les deux compères s'adonnaient à des activités que seuls les couples pratiquent aux heures folles de la nuit, quand les étoiles brillent dans le ciel telles des feux ardents, Tatifié se remettait de sa surprise : ainsi le SIDA ne se transmettait pas par la salive. << Alors... pensa-t-elle, mon chien ne va pas mourir ! Je ne lui ai rien transmis ! >>La vie lui apparut soudainement comme belle et merveilleuse. De grosses perles grises coulèrent sur ses joues : elle pleurait de joie. Tout à coup, elle sentit une légère pression aussi douce qu'une râpe à fromage sur son épaule. C'était Léko. << Tatifié, je sais que c'est dur, ça l'est pour nous tous ; mais il faut que tu sois forte ! Courage Tatifié >> Tatifié ravala ses larmes, en maudissant intérieurement Léko qui ne comprenait rien malgré ses grands discours. Puis elle se radoucit, comment une autre personne qu'elle pourrait-elle ne serait-ce qu'imaginer la relation qui l'unissait à son teckel ?

Léko regarda son amie en soupirant, et un léger sourire teinté de tristesse se dessina sur ses lèvres. Ce jeu n'était décidément pas fait pour une créature aussi chétive et naïve que Tatifié, d'ailleurs personne n'était apte à participer à quelque chose d'aussi terrible. Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas qu'une nouvelle personne était apparue dans la clairière et fixait les deux amants : il s'agissait de Sahakara (G13) et il tenait une mitraillette à la main.Ce fut le corps mince et musclé de Tatifié qui la sauva. Un millième de seconde avant que Sahakara ne tourne la tête dans leur direction, les deux filles plongèrent dans les buissons avec une discrétion qui n'aurait rien à envier à une explosion nucléaire ; fort heureusement les râles de Nobudraien et de Tamimoncintrû couvraient largement le bruit. Ces deux derniers ne s'étaient d'ailleurs toujours pas rendus compte de la menace planant sur eux, tant ils étaient absorbés par leurs charmantes activités ; et ce n'est qu'eux lorsque l'arme fut pointée dans leur direction qu'ils prirent conscience du risque. Hélas ! Il était trop tard ! Ils tentèrent désespérément de se relever et de s'enfuir, mais ils étaient encore uni par un lien bien fort et dur, symbole de leur amour, qui les fit retomber sur le sol comme deux poupées de chiffon. Alors les deux amants périrent, enlacés, torturés, au milieu des détonations.

Reste : Vingt-deux survivants.


# Posté le mercredi 17 décembre 2008 10:25

Modifié le dimanche 28 juin 2009 07:50