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Aperçu du lieu ou les ébats amoureux de nos deux compères se sont déroulés.
Chapitre 3: Vingt-quatre élèves en lice
Tatifié se tenait recroquevillée, adossée à un baobab, ce qui n'avait rien d'étonnant vu qu'elle avait découvert qu'elle se trouvait sur la chaude ile nommée Ile de France, dans cette région tropicale qu'est la seine-Saint-Denis.
En sortant de l'école Taitifié avait couru, avaec la discrétion d'un pachiderme au triple galop, se réfugier dans sa cachette de fortune. D'ici elle avait vu Nobilû revenir sur ses pas, non sans faire craquer mille six cent vingt sept brindilles et ce, sur une distance d'un mètre vingt quatre, le spécimen mesurant lui même dans les trois mètres quarante. Elle l'avait vu brandir son arme et la braquer sur une frèle créature, qui sous le coup de l'émotion marchait en décrivant des demis-cercles. Cependant elle n'en savait pas assez pour identifier la pauvre victime. Soudain elle sentit un souffle putride dans son cou. Attendant que sa vie ai fini de défiler sous ses yeux, elle fit volte face au bout de trente-trois minutes.
"Nom d'une racine carrée de sept (il était de notoriété publique, qu 'elle avait un don pour les mathématiques), tu m'as fait peur Léko!
-Désolée, fit celle ci qui n'éprouvait pas le moindre regret pour s'être payé une telle tranche de marrade, Nobilû m'as attaqué!
- Haaaaa, C'était donc toi!
- Bah oui!
-J'vois pas comment j'aurais pu deviner!
-Camarade! Fuyons vers ces contrées sauvages et inexplorées, cessons de tergiverser ! (Léko avait des dons d'oratrice)"
Et c'est ainsi qu'elles se mirent en route vers des contées hostiles, en marchant droit pour Léko qui sous le coup de l'émotion en oubliait de se cogner dans chaque obstacle en hurlant comme un cochon à l'agonie.
Alors que les deux amies cherchaient, au beau milieu de cette contrée hostile, un peu de verdure pour y planter leur tente, un bruit de suçon se fit entendre. Grâce à son ouïe fort développée, Léko localisa tout de suite la source de l'étrange bruit : il provenait d'une clairière, cachée par des hautes herbes et autres plantes aux couleurs tropicales, à une dizaine de pas devant elles. Doucement, elle retint par le bras Tatifié qui continuait son périple avec la grâce d'un pachyderme. Mais Tatifié, cet être stupide, n'était pas connue pour sa prudence. Elle ouvrit le buisson et au milieu de la clairière elle vit deux corps l'un contre l'autre. Comment ce cher petit être innocent aurait alors pu comprendre ce qu'elle avait sous les yeux? Léko, beaucoup plus instruite en la matière et au moins aussi discrète s'écria:
"Oh mon dieu ils....."
Elle se tut rapidement. Tatifié un doigt sur la bouche, semblait entendre grace à son ouie surdéveloppée ( eh oui baisser le volume de son mp3 était resté un mystère.) des bruits que nul autre n'oyait. Léko qui, elle, n'avait jamais compris qu'il ne fallait pas fixer le soleil, avait une vue aussi puissante que l'ouie de sa comparse. C'est donc avec horreur qu'elle reconnu le couple dans la clairière....Tamimoncîntru et Nobudraïan. Il est vrai que les tendances éfféminées de ce dernier auraient du la mettre au courant, mais comment aurait elle pu envisager une telle chose?
Tatifié, ne comprenant toujours pas, chuchota à son ami << Pourquoi ils échangent leur salive ? C'est très dangereux, ils pourraient attraper le SIDA... >> (en effet, Tatifié avait été quelque peu distraire durant la conférence sur la contraception et croyait toujours que Le Manège Enchanté était un jeu de société, pauvre innocente). Leko, elle, jugea bon d'éclairer la lanterne du croisement de lampe et de poisson clown, nomé mr scintillant, qui se trouvait en face d'elle.
"Hum, Tatifié?
-oui Répondit la blonde dans un couinement.
-Je ne sais pas comment te l'annoncer(elle se rappelait que sa comparse avait fait un infarctus en découvrant que le miel provenait du popotin des abeilles, il lui fallait donc etre très psycologue)Mais le sida ne s'attrape pas avec la salive..."
Il fallut une demi heure à Léko pour sortir Tatifié de sa torpeur et les deux spécimens dans la clairièe etaient passé aux choses sérieuses.
Pendant que les deux compères s'adonnaient à des activités que seuls les couples pratiquent aux heures folles de la nuit, quand les étoiles brillent dans le ciel telles des feux ardents, Tatifié se remettait de sa surprise : ainsi le SIDA ne se transmettait pas par la salive. << Alors... pensa-t-elle, mon chien ne va pas mourir ! Je ne lui ai rien transmis ! >>La vie lui apparut soudainement comme belle et merveilleuse. De grosses perles grises coulèrent sur ses joues : elle pleurait de joie. Tout à coup, elle sentit une légère pression aussi douce qu'une râpe à fromage sur son épaule. C'était Léko. << Tatifié, je sais que c'est dur, ça l'est pour nous tous ; mais il faut que tu sois forte ! Courage Tatifié >> Tatifié ravala ses larmes, en maudissant intérieurement Léko qui ne comprenait rien malgré ses grands discours. Puis elle se radoucit, comment une autre personne qu'elle pourrait-elle ne serait-ce qu'imaginer la relation qui l'unissait à son teckel ?
Léko regarda son amie en soupirant, et un léger sourire teinté de tristesse se dessina sur ses lèvres. Ce jeu n'était décidément pas fait pour une créature aussi chétive et naïve que Tatifié, d'ailleurs personne n'était apte à participer à quelque chose d'aussi terrible. Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas qu'une nouvelle personne était apparue dans la clairière et fixait les deux amants : il s'agissait de Sahakara (G13) et il tenait une mitraillette à la main.Ce fut le corps mince et musclé de Tatifié qui la sauva. Un millième de seconde avant que Sahakara ne tourne la tête dans leur direction, les deux filles plongèrent dans les buissons avec une discrétion qui n'aurait rien à envier à une explosion nucléaire ; fort heureusement les râles de Nobudraien et de Tamimoncintrû couvraient largement le bruit. Ces deux derniers ne s'étaient d'ailleurs toujours pas rendus compte de la menace planant sur eux, tant ils étaient absorbés par leurs charmantes activités ; et ce n'est qu'eux lorsque l'arme fut pointée dans leur direction qu'ils prirent conscience du risque. Hélas ! Il était trop tard ! Ils tentèrent désespérément de se relever et de s'enfuir, mais ils étaient encore uni par un lien bien fort et dur, symbole de leur amour, qui les fit retomber sur le sol comme deux poupées de chiffon. Alors les deux amants périrent, enlacés, torturés, au milieu des détonations.
Reste : Vingt-deux survivants.